Samatha et Vipassana 03

Soirée du 25 septembre 2017

Ajahn Chah, “Méditation et sagesse, pages 26-27 : Quand nous commençons à utiliser la paix et le calme engendrés par la méditation pour contempler les choses, la sagesse apparaît. Ce que j’appelle sagesse ici, c’est Vipassana. Il ne s’agit pas de quelque chose de fabriqué et d’interprété. Si nous avons la sagesse, Vipassana, la vision pénétrante, se développera naturellement. Il n’est pas nécessaire que nous mettions une étiquette sur ce qui arrive. S’il y a une clarté, nous appelons çà Vipassana. Personnellement, je préfère le mot sagesse (pañña) au mot Vipassana. Si vous croyez que vous allez simplement vous asseoir de temps en temps pour soi-disant pratiquer la méditation Vipassana, vous allez avoir des problèmes. La vision pénétrante est l’aboutissement de la paix et du calme mental. Tout le processus se déroule naturellement de lui-même, à partir de là. Vous ne pouvez pas le forcer.

Ajahn Chah, “Tout apparaît, tout disparaît”, pages 111-112 : La tranquillité méditative se divise généralement en deux : la paix obtenue par la concentration, Samatha, et la paix obtenue par la sagesse, Vipassana. Pour pratiquer Samatha, il faut s’éloigner de toute activité et de tout contact avec les autres. L’oeil doit être éloigné des objets visuels, l’oreille éloignée des sons, et de même pour les autres sens. Quand on ne voit pas, que l’on n’entend pas, etc., on peut atteindre la tranquillité. Cette forme de paix est valable en soi, mais elle n’est pas suprême. Elle est de courte durée et on ne peut pas s’y fier. Quand les gens vont de nouveau rentrer en contact avec des objets agréables ou désagréables, cette paix va changer car l’esprit sera attiré par ces objets ou souhaitera au contraire s’en débarrasser. Ainsi l’esprit doit toujours lutter contre les objets des sens et aucune sagesse ne peut naître de ce conflit; le méditant a toujours le sentiment qu’il n’est pas en paix à cause de ces facteurs extérieurs. D’un autre côté, si on est déterminé à ne pas fuir et à regarder les choses en face, on réalise que le manque de tranquillité n’est pas dû aux situations ou aux objets extérieurs mais simplement à une mauvaise compréhension des choses. Si vous êtes vraiment résolus à trouver la tranquillité dans votre méditation, vous allez chercher l’endroit le plus paisible et le plus éloigné qui soit, où aucune image ou aucun son ne sera perçu, où rien ne pourra vous déranger. Là, votre esprit va pouvoir se poser et se calmer parce qu’il n’y aura rien pour le stimuler. Maintenant, examinez cet état pour évaluer sa force : quand vous allez quitter ce lieu paisible et que vos sens vont être stimulés à nouveau, soyez attentif à vos réactions de joie ou de mécontentement, voyez comment l’esprit va s’agiter. Alors, vous comprendrez que cette forme de tranquillité n’est pas authentique. Quoiqu’il se produise dans le champ de notre expérience, c’est simplement ce que c’est. Quand une chose nous plaît, nous décidons qu’elle est bonne, et quand elle nous déplaît, nous disons qu’elle n’est pas bonne. En réalité, c’est seulent notre esprit discriminatif qui donne un sens aux objets extérieurs. Si nous comprenons cela, nous aurons une base pour étudier ces phénomènes et les voir tels qu’ils sont réellement.Quand la méditation est paisible, il est inutile de beaucoup penser. Il existe une forme de sensibilité douée d’une certaine qualité de connaissance née d’un esprit paisible. Cette forme de tranquillité n’est pas perturbée par la vie et les contacts sensoriels… La sagesse vient quand on est tranquille et la connaissance vient quand on a désappris…. Ainsi, il y a à la fois tranquillité et sagesse… A partir de là, il n’y a

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