La vacuité : le sutra du cœur

Soirée du 12 février 2018


La vacuité n'est pas une sorte d'entité indépendante. C'est le mode d'être des choses. Il ne s'agit en aucun cas du néant, de l'absence de tout phénomène mais de la nature même des phénomènes. La méditation sur la vacuité est le remède qui permet de se libérer des concepts erronés sur la nature des choses, de l'attachement à une réalité solide. L’idée-clé en est donnée dans le Sutra du Cœur qui est récité chaque jour en chinois, en tibétain ou en sanskrit par des millions de bouddhistes mahayanistes.


Ci-dessous en version courte:

Sûtra du Cœur : Maha Prajña Pâramitâ Hridaya Sûtra

Le bodhisattva Avalokiteshvara Par la pratique profonde de la prajña pâramitâ Comprend que le corps et les cinq agrégats ne sont que vacuité Il met fin ainsi à toute souffrance ou infortune.

Oh Sariputra, la forme n'est pas différente de la vacuité, la vacuité n'est pas différent de la forme; La forme, c'est la vacuité; la vacuité, c'est la forme, Et il en va de même des sensations, des perceptions, des volitions et des consciences. 

Sariputra, tous les dharmas ont ce caractère de vacuité. Il n'y a ni naissance, ni extinction, ni souillure, ni pureté, ni croissance ni décroissance. C'est pourquoi dans la vacuité, il n'y a pas de forme, de sensation, de perception, de volition, ni de conscience.

Il n'y a pas d'œil, pas d'oreille, pas de nez, pas de langue, pas de corps ni de mental. Ni couleur, ni son, ni odeur, ni goût, ni toucher, ni objet de la pensée. Il n'y a pas non plus de domaine de la vision, etc. Ni de domaine de la conscience mentale.

Il n'y a ni ignorance, ni cessation de l'ignorance, etc. Jusqu'à et y-compris la vieillesse et la mort et la fin de la vieillesse et de la mort.

Il n'y a ni souffrance ni origine de la souffrance ni extinction de la souffrance Et pas non plus de voie vers l'extinction de cette souffrance.

Il n'y a pas de connaissance et pas non plus de profit, car il n'y a rien qui puisse être acquis.

Dans le cœur du bodhisattva, par la prajña pâramitâ, il n'y a pas d'attachement. Comme il n'a pas d'attachement, il ne peut plus avoir de crainte. Séparé de toute méprise, il atteint le Nirvâna.

C'est par la prajña pâramitâ que les Bouddhas des trois époques, Obtiennent l'Eveil Suprêmement Inégalé. Sachez donc que la prajña pâramitâ est le grand mantra divin, le grand mantra lumineux, Le mantra insurpassable, le mantra incomparable, Capable d'ôter toute souffrance, authentique, incontestable.

Voici donc ce mantra de la prajña pâramitâ Gate, gate, pâragate, pârasamgate, bodhi svâhâ

0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

L'importance des Kalyana Mitta

Les méditants qui pratiquent Vipassana dans la tradition Theravada se sentent souvent seuls ou isolés dans leur poursuite de la méditation à leur retour des retraites auxquelles ils peuvent participer

La gratitude

"Ne manquez pas d'ajouter votre grain de poussière au sommet de la montagne des actes bénéfiques" (Dogen - Instructions au cuisinier Zen) Luang Por Liam - Ce n'est jamais mal (traduit en anglais par A

Texte retraite juin 2019 : l'attention au corps

L’attention au corps Le Satipatthana sutta (sati : l’attention et patthana : l’instant présent) décrit les quatre fondements de l’attention pour un méditant : l'attention au corps : toutes les

सब्बे सता सुखिता होन्तु

Parampara

 

© 2019

Conception du site : Nathalie Rosada - Francis Lutgen
Crédit photos : Francis Lutgen - Unsplash

Mentions légales   

Directrice de la publication : Nathalie Rosada

​​Hébergeur : Wix.com Inc.
500 Terry A François Blvd San Francisco, CA 94158